Jean Mabire
(écrivain régionaliste normand et journaliste français, 1927 - 2006)
"Nous ne savons pas si nous changerons le monde, mais nous savons que le monde ne nous changera pas"
« Fidèle à une morale exigeante, l'homme n'est jamais si grand que lorsqu'il agit. »
« Et que le combat soit sans espoir ne nous empêchera pas de le mener. »
« J'estime davantage les libres penseurs que les conformistes, les aventuriers que les pantouflards, les anarchistes que les dévots, les instinctifs que les intellectuels, les enracinés que les cosmopolites, les enthousiastes que les sceptiques, les écrivains populaires que les auteurs hermétiques, mais j'aime autant les romantiques que les classiques et les révolutionnaires que les conservateurs. »
« Ecrire doit être un jeu dangereux. C'est la seule noblesse de l'écrivain, sa seule manière de participer aux luttes de la vie. »
« Notre religion se veut d'abord culte des héros, des guerriers et des athlètes. Nous célébrons, depuis les Grecs, les hommes différents et inégaux. Notre monde est celui du combat et du choix, non celui de l'égalité. L'univers n'est pas une fin, mais un ordre. La nature diversifie, sépare, hiérarchise. L'individu, libre et volontaire, devient le centre du monde. Sa plus grande vertu reste l'orgueil - péché suprême pour la religion étrangère. Dans notre conception tragique de la vie, la lutte devient la loi suprême. Est un homme véritable, celui qui s'attaque à des entreprises démesurées. »
"Je déteste ces écrivains qui font un petit tour dans la politique et se retirent à temps, lorsque leurs idées commencent à se transformer en actes entre des mains un peu énergiques." Nouvelle
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